L’Autriche / Allemagne du Sud

 

 

Langue: Allemand

Religions: Catholiques romains 75%, Protestants 5%, Musulmans 4%

Population: 8 millions

Capitale: Vienne

Mennonites en Autriche

Nombre d'assemblées mennonites : 6

Nombre de mennonites baptisés : 424 = 0,7% des mennonites européens

Les Mennonites – traditionnellement modernes avec des valeurs durables?!

Auteur: Beate Zipperer 
Trad.: 
Louise Nussbaumer 

Dès que les enfants de familles mennonites viennent au jardin d’enfants, au plus tard à l’école quand ils veulent suivre le cours d’enseignement religieux, il faut s’expliquer. Surtout en Bavière dans un paysage marqué par le catholicisme, les mennonites sont ‘exotiques’. Dès que l’on se met à expliquer ce que sont les mennonites ou ce qui fait un mennonite, il faut impérativement réfléchir aux normes et valeurs vécues dans l’assemblée.

 

Une famille ?

‘Etre mennonite’ a été transmis pour ainsi dire dans la famille. Mais sommes-nous aujourd’hui encore une ‘église de familles’? La structure mennonite de l’assemblée n’est-elle pas en train de changer lentement? Les traditions ne subsistent que si elles sont remplies de l’intérieur par des normes et des valeurs.

Les normes et les valeurs sont uniquement fondées sur les paroles de Jésus-Christ. Elles sont marquées par les pensées des premiers réformateurs. On peut souligner différents points :

 

Sola scriptura – la Bible seule est le fondement de notre foi (Galates 2:6-9)

Solus Christus – Seul Jésus a autorité sur les croyants (Ephésiens 5:23-24)

Sola gratia – l’homme est sauvé par la grâce seule (Romains 1:17)

Sola fide – l’homme est justifié par la foi seule (Galates 2:16)

 

Lignes directrices

Dans beaucoup d’assemblées on développe et formule des ‘lignes directrices pour vivre ensemble’. Voici des extraits des lignes directrices de notre assemblée:

 

Vivre la foi : Pour nous le Dieu dont parle la Bible est au centre de la foi.

C’est l’appel et la tâche (mission) de tous les chrétiens et des assemblées chrétiennes

 

Vivre la foi : se tourner vers d’autres.

Jésus Christ a montré de différentes manières l’amour et le plan de salut de Dieu. Nous marchons à sa suite.

 

Vivre la foi : Expérimenter et donner de la place à l’agir de Dieu au quotidien.

Dieu nous parle personnellement par sa Parole. La Bible comme nous l’interprétons sous la direction du Saint-Esprit en dialogue les uns avec les autres est le fil conducteur de notre vie et de notre enseignement.

 

Vivre la foi : Organiser ensemble la vie d’assemblée et en être responsable.

Suivant nos dons et nos possibilités nous nous engageons de manière personnelle dans la vie d’assemblée et avons part à son témoignage de Jésus-Christ.

 

Des lieux de culte, de prière et de communion

Auteur: Beate Zipperer 
Trad.: Louise Nussbaumer

 Aujourd’hui il est tout à fait normal que les églises possèdent leurs propres locaux. Des lieux où se déroule la vie de l’église. Il est tout aussi normal de partager ces locaux avec d’autres communautés. Mais au cours de l’histoire mennonite il y a eu toutes sortes de lieux de réunion. En temps de persécution dans des grottes ou sous de gros vieux arbres, dans les champs ou en cachette dans les maisons des responsables. Il en était ainsi pour les assemblées de l’Allemagne du Sud. Plus tard les réunions se sont tenues dans des lieux ordinaires, des fermes, des maisons, des auberges, des granges, et des magasins ou tout autre bâtiment.

Les Mennonites en Allemagne du Sud n’ont pas développé une « architecture mennonite », même si on peut trouver certains traits caractéristiques « classiques » dans les lieux de réunion et de prière mennonites. Ils se sont développés en fonction de la théologie, des pratiques religieuses et avec les limitations économiques et politiques propres à chaque église. Tous ces lieux ont pour seul but: L’assemblée se réunit pour lire la Parole de Dieu, l’écouter, l’enseigner et la rendre vivante. L’Eglise célèbre les baptêmes et la Sainte Cène, et prend des repas ensemble. Suivant la taille et les besoins de l’assemblée, il peut y avoir des opportunités pour construire des lieux de culte ou louer des locaux. Quelques assemblées en Allemagne du Sud ont leurs propres lieux de culte (Ingolstadt/Regensburg). D’autres sont en location dans d’autres églises (Augsbourg/Munich).

 

Pas de lieux saints

Ainsi les lieux utilisés ne sont pas exclusivement des « lieux saints », mais restent le plus souvent des lieux où les croyants peuvent servir Dieu et leur prochain. Les relations entre les membres d’église marquent l’atmosphère des lieux et montrent une relation vivante à Dieu. Les cultes et les rencontres au nom de Dieu donnent leur sens aux locaux de l’église.

 

Des lieux ouverts pour une parole publique

En 2013 nous avons ouvert nos locaux pour accueillir aux heures de midi, les élèves de l’école voisine, en rénovation. Il y a eu beaucoup d’occasions pour se parler avec l’administration de la ville, le personnel de l’école, les parents et les enfants qui étaient accueillis dans nos locaux pendant plus de trois mois. Des lieux ouverts peuvent ainsi être une chance, de rappeler aux hommes le message de salut de Jésus.

Métier et vocation

Auteur: Beate Zipperer
Trad.: 
Louise Nussbaumer

Le quotidien des familles mennonites ne se distingue pas beaucoup du quotidien d’autres familles. On vit et on travaille en famille, comme partout. Dans beaucoup de familles la prière en commun a toujours encore une place particulière. On lit la Bible ensemble et on prie pour commencer ou terminer la journée et pour prendre conscience  de sa dépendance de la grâce divine. Aujourd’hui encore beaucoup de mennonites du Sud de l’Allemagne travaillent dans le domaine de l’agriculture. 

 

Agriculture

Une des raisons pour cela est que le roi Maximilien IV Joseph a tout fait au 19ème siècle pour inviter des Mennonites à s’installer au Sud du pays en Bavière, en Bade-Wurtemberg et au Palatinat pour exploiter des terres libres. Depuis, les fermes  se transmettent de génération en génération ou à l’intérieur des assemblées. La vie sur les exploitations agricoles suit le rythme du travail saisonnier et est caractérisée par une activité intense. Servir l’homme ainsi que la création, et par là Dieu, est un des principaux objectifs dans la tradition de l’agriculture mennonite. Une grande entreprise  de construction de machines et de véhicules agricoles dans le Sud du pays est enracinée dans cette tradition et mène son entreprise avec les valeurs fondamentales  à l’image biblique de l’homme et de la société.

 

Les métiers aujourd’hui dans la conscience de la mission

Aujourd’hui beaucoup de mennonites travaillent et s’engagent aussi dans le domaine social et médical. Les métiers de soin sont courants dans les assemblées. On accorde une grande valeur à l’ordre biblique de ‘s’entraider, de se soutenir mutuellement et de prendre soin les uns des autres dans l’amour’ et on souhaite y répondre. Au vu de l’évolution de la société aujourd’hui il faut admettre que le choix d’un métier ne se fonde plus uniquement sur les traditions mennonites, mais que les Mennonites vivent leur mission de porter l’amour de Jésus dans tous les domaines professionnels de la société.

S’attendre à l’action du Saint-Esprit

Auteur: Beate Zipperer
Trad.: 
Louise Nussbaumer

Un culte mennonite a rarement une forme liturgique fixe. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de structure ou de ordre. Cela signifie que l’assemblée s’attend à l’œuvre du Saint-Esprit. La vie et les pratiques d’une église sont aussi différentes que les personnes qui la forment. Il y a des communautés qui ont clairement un caractère charismatiques et d’autres sont plutôt piétistes.

 

Le culte

Il y a différentes formes de culte, de formes de prières et de styles musicaux. Les différences de culture, de tradition et la personnalité de léglise influencent la spiritualité tout comme elles donnent forme au culte. Mais on ne peut nier que la prière commune et la musique sont au coeur des rassemblements d’église et des cultes. La manière la plus simple de montrer le modèle de notre culte est de le diviser en trois parties.

 

Communion avec Dieu

Se placer consciemment dans la communion avec Dieu pour le louer et le remercier. C’est le début du culte : accueillir l’assemblée pour la célébration, prier et chanter ensemble et encore lire un texte, ou donner un témoignage mettent l’assemblée en présence de Dieu.

 

Proclamation

Nous écoutons Dieu et le laissons parler. Dans cette partie des prédicateurs désignés (théologiens ou laïcs) interprètent la parole de Dieu.

 

Communion fraternelle

Prendre part à la vie des uns et des  autres et à ce qui se passe autour de nous.

Dans cette partie du culte, on célèbre ensemble la Cène et des bénédictions, on partage les expériences, les témoignages de ce que Dieu a fait,  et on échange des informations concernant l’assemblée et au-delà. Cette partie clôt d’habitude le culte du dimanche.

 

Vivre la communion –grandir dans la foi – vivre la foi

‘Il faut entretenir la vigueur du corps pour conserver celle de l'esprit ‘ (Vauvenargues). Ce proverbe ne compte pas seulement pour les individus pour la communauté. C’est pour cela que dans beaucoup d’assemblées on a l’habitude de manger ensemble. Après le culte on invite pour le café et le gâteau. Pour certaines fêtes comme par exemple des baptêmes, pous des réunions d’églises, la fête des moissons ou encore en petits groupes, groupes de maisons, après-midi senior, la chorale, la fanfare, le groupe de théâtre etc.

 

Grandir et vivre dans la foi  au quotidien s’apprennent dans le partage d’expériences avec des frères et sœurs.

 

Ecole du dimanche, groupes scouts, groupes d’éveil à la foi et séminaires

Auteur: Beate Zipperer
Trad.: 
Louise Nussbaumer

Enfants

On raconte les histoires bibliques aux enfants non seulement en famille, mais aussi le dimanche. Pendant que les adultes célèbrent le culte, dans beaucoup d’assemblées, les plus jeunes se retrouvent avec  un ou plusieurs moniteurs pour un culte pour enfants. Parfois cela s’appelle encore ‘Ecole du dimanche’. Il n’y a pas de notes, les enfants ne sont pas évalués sur leur savoir mais ils apprennent à connaître Jésus-Christ et s’entraînent ensemble à apprendre comment on pourrait et devrait vivre en disciple. Les enfants échangent leurs réflexions et leur ressenti sur ce qu’ils ont entendu, posent des questions et discutent. Ils prient et chantent, ils font des bricolages et des jeux.

Dans notre assemblée, l’église évangélique mennonite libre d’Ingolstadt e.V. les enfants rejoignent les adultes au début du culte et vont ensuite poursuivre leurs propres activités. Ils se retrouvent par âge en quatre groupes, pour écouter les histoires de la Bible et /ou discuter de sujets en lien avec la foi.

Dans certaines assemblées on propose des semaines bibliques pour les enfants où on peut approfondir ses propres connaissances bibliques, inviter des amis de l’école ou des connaissances, pour entrer en discussion sur la foi en Jésus. Dans quelques assemblées on trouve des groupes de Royal Rangers, des scouts chrétiens.

 

Pour jeunes et jeunes adultes

Le traditionnel catéchisme s’appelle maintenant dans beaucoup d’assemblées enseignement ou enseignement d’église ou enseignement biblique. Cette offre faite aux jeunes n’aboutit pas automatiquement au baptême, c’est une possibilité de se confronter avec les fondements de la foi chrétienne, d’éclairer l’arrière-plan historique du mouvement anabaptiste, mais aussi d’aborder sa propre vie de foi.

En plus des offres de formation dans l’assemblée on trouve en Allemagne du Sud le ‘Jugendwerk Süddeutscher Mennoniten e.V., juwe’ qui organise et met en œuvre des camps, des formations, des cours bibliques et de la formation continue pour les enfants et les jeunes.

 

Pour adultes

Des offres de séminaires pour tous les âges (retraites pour seniors, camps famille, cours bibliques et formation continue pour tous) élargissent et enrichissent les offres de formation dans les assemblées mennonites du Sud de l’Allemagne. Ces formations ont lieu soit dans les assemblées ou dans différents lieux de rencontres. Une possibilité bien reconnue est le Séminaire théologique du Bienenberg en Suisse, où l’on peut aussi faire des études.

 

Basée sur le don

Auteur: Beate Zipperer
Trad.: 
Louise Nussbaumer

Les assemblées mennonites sont financées par les dons des membres. Dans notre assemblée les membres donnent mensuellement un montant qu’ils fixent eux-mêmes suivant leur situation financière. La dîme fondée bibliquement est pour la plupart un point de repère que l’on essaie de suivre selon ses possibilités.

La location des locaux représente pour notre assemblée une autre source de revenu. Les locaux peuvent être loués à une institution ou des particuliers pour une fête ou des séminaires. Les frais d’entretien, toutes les réparations nécessaires, le chauffage, les salaires mais aussi toutes les dépenses nécessaires pour nos activités, des cultes spéciaux, des concerts ou la semaine biblique annuelle pour enfants  etc. sont couverts par les contributions régulières des membres.

 

Offrandes

Pendant les cultes du dimanche nous recueillons une offrande destinée aux dépenses régulières de l’assemblée. Parfois les offrandes vont aux œuvres mennonites p. ex. en Allemagne du Sud, le juwe, (Travail pour les jeunes des Assemblées Mennonites d’Allemagne du Sud e.V) ; le VdM (Association des Assemblées Mennonites Allemandes), mais aussi globalement pour toute l’Allemagne : AMG (Association des Assemblées Allemandes) ; DMFK (Comité Mennonite Allemand pour la Paix) ; DMMK (Comité de Mission Mennonite Allemand); CD (Services chrétiens) etc. Et aussi, plus large la MWC (Conférence Mennonite Mondiale).

 

Par une gestion responsable des dons reçus et le compte financier annuel publié, il est possible pour notre assemblée de fonctionner en autarcie, indépendante du contrôle de l’état et de participer localement et dans le monde, à l’avancement du Royaume de Dieu.

Préoccupation sociale des Mennonites

Auteur: Martin Podobri
Trad.: 
Louise Nussbaumer

Pourquoi y a-t-il tant d’églises différentes, alors qu’ils croient tous en un même Dieu? Une des raisons, c’est que l’expression de la religion a différents aspects.

 

Engagement social après la Deuxième guerre mondiale

La raison de la présence d’églises mennonites en Autriche, c’est que les mennonites se sentent concernés par un engagement social. Après la Deuxième guerre mondiale, il y eut en Autriche une grande famine. Chaque Autrichien a eu de la nourriture pour une valeur énergétique d’environ 6-800 calories (aujourd’hui la norme est de 2 000 calories), dont seuls 40% étaient produits en Autriche en 1946. Beaucoup d’organismes sociaux ont apporté de la nourriture. L’une était le Mennonite Central Committee (MCC) C’est ainsi que les mennonites sont arrivés en Autriche. Dans les années suivantes ils ont aussi crée des églises. Ce fut le début de l’église mennonite en Autriche.

 

Engagement social aujourd’hui

Après la fin de la guerre les alliés ont distribué entre autres des paquets-cadeaux aux enfants. Parmi eux se trouvait Gerda Gewessler. Aujourd’hui elle est coordinatrice de ‘Noël dans les boîtes à chaussures’ dans l’église mennonite de Linz. Elle est reconnaissante de pouvoir aujourd’hui offrir un cadeau de Noël aux enfants pauvres.

L’église mennonite de Linz est un des grands points de collecte pour  ‘Noël dans les boîtes à chaussures’ de l’opération ‘cadeaux de l’espoir’. En 2012 ils ont contrôlé environ 4 000 boîtes à chaussures.

 

Des membres de l’église mennonite de Wels ont noté la misère sociale et fondé l’association  ‘Manger et Vivre’. En peu de temps le travail s’est développé, si bien qu’aujourd’hui ils s’occupent de centaines de pauvres et sans-abri par semaine. De plus l’église est très engagée dans un travail pour les familles. Ce travail est dirigé par un couple de l’église et aide les familles en situation de crise. Les femmes qui ont besoin d’un hébergement d’urgence y trouvent à se loger.

 

Beaucoup d’enseignants font partie de l’église de Wiens. De là est venue l’idée de  mettre en place un soutien scolaire. Des enfants issus de l’immigration profitent de cette aide. De nombreux contacts personnels se développent à partir de cela.

 

Même si cinq églises avec 400 membres font partie de l’Alliance des mennonites en Autriche, ce ne sont que quelques exemples d’engagement social des Mennonites. On pourrait en citer beaucoup plus. Et c’est pour cela qu’il est bon que les Mennonites existent en Autriche!

Lorsque la mort produit une nouvelle vie!

 Auteur: Martin Podobri
Trad.: 
Louise Nussbaumer

C’était le dimanche 10.10.2010. Les membres de l’Eglise libre mennonite à Salzburg se rencontrent une dernière fois pour décider ensemble la dissolution de l’église. Ce moment était en même temps le niveau le plus bas dans A ce moment on en était arrivé au point zéro dans l’histoire de l’Eglise libre mennonite d’Autriche (MFÖ).

La grande question du comité était: Y a-t-il du sens à maintenir l’Alliance pour les cinq assemblées restantes?

 

En janvier 2011, tous les anciens des cinq assemblées mennonites se retrouvent pour une retraite en commun. Et ils découvrent que toutes les assemblées se battent avec les mêmes problèmes: des conflits dans l’assemblée, la difficulté de trouver des collaborateurs et d’appeler de nouveaux anciens.

D’où la question: Comment une Alliance pourrait-elle aider à résoudre ces problèmes ? C’était la naissance du nouveau MFÖ, une nouvelle compréhension de l’Alliance !

Le comité de MFÖ étudia les conclusions de la retraite et découvrit 5 points  pour lesquels l’Alliance devrait aider les assemblées.

 

Créer une identité

‘Qui sont les mennonites, que croient-ils, et d’où vient ce nom ?’ L’alliance devrait aider les assemblées à découvrir leur identité propre et celle de l’Alliance.

 

Promouvoir la relève des responsables

Les anciens de l’assemblée sont en général trop occupés pour, en plus de leurs tâches, penser à promouvoir la relève. L’Alliance pourrait aider à prendre en copte la nouvelle génération.

 

Mettre en pratique un leadership biblique

Lorsqu’il y a des problèmes au niveau des responsables, ou qu’une assemblée s’occupe de ‘faux’ problèmes, qui peut aider ?

Dans le Nouveau Testament les apôtres ont aidé les assemblées à mettre en place un leadership biblique. C’est à l’Alliance de se charger de cela.

 

Promouvoir la croissance de l’église

L’alliance a beaucoup de contacts avec différentes sociétés missionnaires, et avec la Conférence Mennonite Mondiale. C’est de là qu’elle peut recevoir des impulsions pour la croissance de l’assemblée

 

Fonder de nouvelles églises

Fonder une église-fille serait trop charger une seule église. Mais si les cinq assemblées mennonites s’entraident, cela pourrait être faisable.

C’est triste d’avoir perdu l’assemblée de Salzburg. Mais ce moment triste a contribué à faire naître une nouvelle vie dans l’Alliance. C’est ainsi que la mort a donné la vie.

 

Histoire des  commencements en Bavière 

Auteur: Beate Zipperer
Trad.: 
Louise Nussbaumer

Dès le temps de la Réforme on trouve des assemblées anabaptistes un peu partout en Bavière. Ils n’étaient pas bien vus par les autorités et il y eut au 16ème et 17ème siècle beaucoup d’exécutions par décision des ducs de Bavière. La persistance de ces condamnations à mort exigée  pour des dits ‘Anabaptistes’ en a contraint beaucoup à émigrer. Une première destination était entre autres la Moravie ou les anabaptistes continuèrent à faire oeuvre missionnaire. Cette manière d’agir conséquente selon la parole de Dieu, a provoqué là-bas également une persécution accrue à l’égard des anabaptistes.

A la fin du 16ème siècle les assemblées en viennent presque à disparaître, seuls subsistent quelques anabaptistes isolés.

 

Le roi et les agriculteurs mennonites

Lorsque le Prince électeur Maximilien IV Joseph décide en 1800  par une loi que des personnes de confession protestante peuvent s’installer en Bavière, grâce à des relations tolérantes quant aux questions de  foi, on voit  de nouveau arriver des Mennonites. A cause de la sécularisation et du soutien délibéré du Prince électeur, des Mennonites s’installent de nouveau en Bavière.

Il fallait exploiter les surfaces libérées des terres agricoles  et le prince électeur  devenu roi de Bavière en 1806 fait tout pour que les Mennonites s’installent en Bavière, parce qu’on savait qu’ils étaient de bons agriculteurs, travailleurs, avec des méthodes de travail rationnelles.

 

Les Mennonites peuvent louer les terres des anciens couvents à bon prix. A certaines familles le roi offre même des titres de propriété. Des Mennonites amish, des Mennonites du Palatinat s’installent volontiers sur ces fermes en Bavière. Des villages sont créés, ainsi que des assemblées avec des écoles et des lieux de culte. L’arrivée de familles mennonites en Bavière et vers le Sud est importante à ce moment. Quelques villages sont construits par exemple Wagenried, Stachusried, Maxweiler, Rottmannshart etc.

Le roi de Bavière a donc eu une influence décisive sur l’installation de Mennonites en bavière.

 

La reconnaissance de l’église mennonite en août 2013

Auteur: Martin Podobri
Trad.: Louise Nussbaumer

 La Réforme en Autriche a fait l’effet d’une bombe. Dans certaines régions environ 90% de la population était protestante et des milliers de personnes ont rejoint les anabaptistes. Contrairement aux protestants, les anabaptistes ont été sévèrement persécutés dès le début et beaucoup ont payé de leur vie leur nouvelle foi. Beaucoup ont pris la fuite ou sont morts martyrs. C’est pour cela que pendant plus de 300 ans il n’y avait plus d’anabaptistes en Autriche.

En 1869 une église baptiste a vu le jour à Vienne. C’était le renouveau  du mouvement anabaptiste des églises libres en Autriche.

 

L’Eglise libre mennonite en Autriche

Parmi les réfugiés de la deuxième guerre mondiale arrivés en Autriche, il y eut aussi des mennonites. Pour leur venir en aide, à eux et à d’autres, les mennonites ont mis en place en 1947 une action de secours pour l’Autriche. Les besoins sociaux, mais aussi spirituels étaient énormes. Les missionnaires ont distribué des couvertures, du charbon et de la nourriture et prêché l’Evangile. Beaucoup de personnes sont venues à la foi. En 1953 la première église mennonite  a été fondée à Linz. D’autres églises libres ont été fondées plus tard  à Vienne, Wels, Salzburg et Steyr. C’était le début de l’Alliance de l’église libre en Autriche.

 

Statut religieux

Mais comme l’Autriche était jusque dans les années 1990 un pays presque entièrement catholique, les églises libres étaient certes tolérées, mais devaient se constituer en associations. On ne voulait, et on ne pouvait  leur accorder les mêmes droits qu’à  l’église catholique.

 

Cinq dénominations pour une église libre

Début 2011 les comités de quatre différentes associations (Mennonites, Baptistes, Eglises chrétiennes libres et Evangéliques) se retrouvent pour discuter d’un statut juridique. Un des problèmes était que la loi exige un minimum de 2 % de la population totale (environ 15 000 personnes), mais aucune association n’avait autant de membres.

 

On découvre que réunies, les quatre associations comptent le nombre de membres requis. On se mit à créer des statuts  pour une « Eglise libre en Autriche ». Au cours de ce processus  la communauté chrétienne Elaia se joint au groupe, comme cinquième association. En janvier 2013 la demande pour la reconnaissance des Eglises libres en Autriche a été déposée et en août l’association obtint officiellement le statut d’église si bien que les Baptistes, la Communauté chrétienne Elaia, l’Eglise chrétienne/église de Pentecôte, l’Association des églises évangéliques et les Mennonites  sont maintenant une église reconnue.

Par cette association originale les différentes églises libres font partie de la même Eglise.